Squarcini, le patron de la DCRI....

Publié le par A2IE Cabinet Investigations IE Boillot

".........."Né pour le renseignement"

Même si cette diplomatie du 4x4 irrite le Quai d'Orsay, le patron du renseignement intérieur sait qu'il peut compter sur le soutien de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Une proximité qui alimente le soupçon de police politique. Récemment, le procureur de Paris lui-même, Jean-Claude Marin, s'est démarqué des méthodes de la DCRI et de son chef. Le magistrat a exigé des explications sur les moyens employés, l'été dernier, pour identifier la source du journal Le Monde dans l'affaire Woerth.

Au printemps déjà, le contre-espionnage avait enquêté au sujet des ragots distillés sur le couple présidentiel. "La protection des intérêts fondamentaux de la nation entre dans nos attributions", rétorque Bernard Squarcini. "Il s'agissait de déterminer s'il existait une manoeuvre de déstabilisation concertée. Ce que je fais pour le chef de l'Etat, je l'ai déjà fait pour des parlementaires, grogne-t-il. Toute opération est consignée par écrit... Rien à voir avec les écoutes réalisées par la cellule de l'Elysée à l'époque de François Mitterrand !"

"Bernard est né pour le renseignement, décrypte José Allegrini, avocat et maire adjoint chargé de la sécurité à Marseille. Il sait. Et quand il ne sait pas, il sait comment savoir." Le métier de policier s'est imposé à lui comme une évidence, alors que Squarcini père avait, lui, embrassé la carrière par hasard, au Maroc. C'est là que Jean-Camille Squarcini rencontre son épouse, originaire d'une petite ville sicilienne. Dans les années 1950, le café de la Gare, à Rabat, rassemble les exilés qui se répartissent les postes entre "pays". Le père opte pour la police chérifienne.

Peu après la naissance de ses deux fils et l'indépendance du Maroc, il est versé dans la sûreté nationale, à Constantine, en Algérie. Les enfants passent leur été - "de la récolte des amandes aux vendanges" - chez les grands-parents, au village de Cuttoli-Corticchiato (Corse-du-Sud). Les gamins observent le grand-père poser les collets "queue-de-cheval" dans les arbustes pour attraper les passereaux. "J'ai appris à piéger", résume Squarcini en souriant........."

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/squarcini-l-ombre-du-president_930379.html 

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